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À propos

Médecin psychiatre, psychanalyste, psychologue, Jean Charmoille a entendu, un jour, dans la production du cri de Don Juan, lors du final du « Don Giovanni » de Mozart, un savoir énigmatique qui l’a propulsé, immédiatement, sur la voie singulière d’une voix devenue rarissime, celle de ténor dramatique. Il en fait part lors de ses séminaires, conférences, écrits, lectures, ici déjà mis en ligne.

Cette expérience, inattendue autant dans sa survenue que dans ses effets, autorise, à présent, un plus, au psychanalyste ténor. C’est un défi, à mettre au travail durant les séances mensuelles de son séminaire à partir de janvier 2017. C’est un pari, livré à la fortune de ce qui s’entend au-delà du dit parlé et/ou chanté. C’est l’essence du lyrique, qui peut arracher l’humain à l’étouffement subjectif produit par le développement technologique galopant de notre temps. C’est le secret d’une initiation au « formé à l’usage » singulier de la voix humaine, qui peut évoquer l’interdiction de dire ce qui constituait le ressort des mystères auxquels s’adonnaient, dans l’antiquité grecque, quelques-uns.

La voix dépasse le sonore. Elle met en jeu un corps inouï, non observable par les techniques les plus sophistiquées. L’opération psychanalytique et la scène lyrique ne cessent de le faire entendre.

Trajectoire (s)

Formation universitaire

Psychologue (1964), docteur en médecine (1973), psychiatre (1975), pédopsychiatre (1985)

Trajectoire psychanalytique et artistique

Psychanalyse personnelle, membre du comite de rédaction de la revue Apertura (1987), président de la Convention Psychanalytique (1995), cofondateur du mouvement Insistance (2002).

Sa psychanalyse lui fait toucher du doigt le possible de cette trace écrite par l’expérience psychanalytique et qui n’est pas si facilement supportée, chaque psychanalyste ayant à trouver quelque chose pour qu’il y ait de l’analyste dans sa praxis.

L’originalité de sa trajectoire passe par la rencontre des effets de sa psychanalyse et de l’inouï du silence tenant la note du cri de Don Juan. De là à supposer que c’était ça l’entrée en jeu de l’énigme qui noue l’expérience psychanalytique et l’expérience artistique, il n’y a qu’un pas. Ce sera celui de sa recherche qui se donne durant son séminaire, ses conférences en Europe et en Amérique.

Le nouage de sa pratique et de son expérience de chanteur lyrique amateur le conduit à interroger les limites de la « substance pensante » et de la « substance étendue », toutes deux dans la perspective cartésienne, et surtout ce qui les précède de façon inouïe et invisible, la « substance jouissante » (Lacan).

Le langage, la langue maternelle, la métaphore paternelle sont interpellés au coeur de l’équivalence du son et du sens, qui se dit avec Freud à partir de l’inconscient comme étant au principe du mot d’esprit et qui rend possible la rencontre contingente du sexuel et de la parole avec Lacan.

Son élaboration ne se limite pas aux connaisseurs.

C’est pourquoi, en 2006, le rideau se lève sur sonecrit, site de recherche où il met en scène le dire habituellement oublié par le dit : vidéos, audios, écrits.

« Regarder écouter lire » titre Claude Lévi-Strauss (1993)