La musique et le discours analytique [1]

Le Finale du Don Giovanni de Mozart, donné en 1995 à Amsterdam par The Englisch Baroque Solist sous la direction de John Eliot Gardiner, introduit le questionnement…

Qu’avons-nous entendu en écoutant et en voyant ce Finale du Don Giovanni[2]?

Que la musique de Mozart peut conduire Ailleurs[3] à partir de quelque chose d’inouï et d’invisible qui s’y fait entendre.
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Freud l’artiste, dans les Trois Essais sur la Théorie de la Sexualité*

Quand Freud écrit le manuscrit qui deviendra  » Les trois essais sur la théorie de la sexualité », il rédige aussi, sur une autre table de travail, le manuscrit du « Mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient »

Sans doute passe-t-il de l‘un à l’autre. Le lecteur peut être surpris de l’apprendre car il n’y a rien d’évident qui lie ces deux ouvrages.

A l’occasion du premier centenaire de la publication des « Trois essais sur la théorie de la sexualité » de Freud qui nous réunit à Mexico grâce à l’invitation de la Red Analitica lacaniana, je vais essayer de vous transmettre que Freud, dans ces deux ouvrages, est conduit par la même question qui met en continuité symbolique de façon inattendue  » Le mot d’ esprit et ses rapports avec l’inconscient  » et « Les trois essais sur la théorie de la sexualité ».
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Transfert et changement de discours*

Le psychanalyste et l’artiste

Le 27 septembre 1787, les proches de Mozart s’inquiètent. Ils ne peuvent penser à autre chose qu’à l’ouverture du Don Giovanni que Mozart n’a pas encore écrite. Le 29, il dirigera la première au théâtre national de Prague en Bohème.

Mozart est serein. Il sait qu’il l’écrira dans la nuit du 27 au 28. Il l’annonce à sa femme Constance[1] et lui demande de rester avec lui et de lui parler. Elle lui raconte des histoires. Il se tord de rire mais il n’écrit aucune note sur la partition.
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La rencontre impensable de la foi et de la raison

Lou Andréas-Salomé et Sigmund Freud
à l’Institut français de Vienne le 14 juin 2003
(Colloque : « Freud et Vienne »)

 « Depuis qu’en automne dernier, j’ai pu assister au congrès de Weimar, l’étude de la psychanalyse me hante sans cesse et plus je m’y plonge, plus elle me retient« [1]

C’est ainsi que, le 27 septembre 1912, de sa maison de Göttingen, Lou interpelle l’inventeur de la psychanalyse.

En mai 1936, c’est lui qui s’adresse à elle :

« Que vous écrire?…Encore une fois que vous dire? Seulement que je ressens, comme dans chacune de vos lettres, le fait que vous me parlez trop peu de vous »

Elle ne lui répondra pas.
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La pulsion invoquante* (Du malentendu au cri)

« S’il n’espère pas l’inespérable, il ne le découvrira pas, étant inexplorable et sans voie d’accès »

Héraclite[1]

Pour nous approcher de l’objet de la psychanalyse, nous allons nous mettre en direction de la pulsion invoquante.

Nous examinerons d’abord sa singularité. Nous préciserons ensuite le changement qu’elle crée dans le transfert et son lien avec le traumatisme selon qu’il est abordé avec Freud ou Lacan.

Nous terminerons sur ce qui la convoque à partir du cri de Don Juan de l’opéra de Mozart.
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