Sonécrit, le site de Jean Charmoille : psychanalyste, psychiatre, psychologue et ténor lyrique

Le séminaire 2008 - 2009

HORS DEUX

Le 2ème mercredi du mois à 21h15, d’octobre 2008 à juin 2009
4 place Saint Germain des Près, 75006 Paris, Salle des Bibliothèques

Début le 8 octobre


Le séminaire 2007 - 2008

Ponctuation mi février 2008 : L’énigme de toute image*

Tout nous porte à oublier l’énigme de toute image dans la mesure où l’omniprésence du visuel, qu’elle soit mondaine, scientifique, politique, religieuse, culturelle, nous garde dans une position de re-gardé et il ne suffit pas de se révolter pour y changer quoi que ce soit puisque c’est encore une façon d’être maintenu dans cet être-là pour et par l’Autre omni voyeur.

Il ne va donc pas de soi d’ek-sister à cette réalité que la psychanalyse du transfert dévoile comme réalité du fantasme.
Pour avancer, ce à quoi le psychanalyste se tient, c’est qu’il n’y a pas de réalité pré discursive. La conférence du 8 décembre « l’énigme de toute image », comme le séminaire actuel « Image de la vie, vie de l’image » s’appuie sur cette mise du transfert – il n’y a de réalité qu’à partir du discours- pour faire retour sur le passage de l’idole à l’image pour le grec païen et celui de la loi orale à la loi écrite pour le juif pieux. Tel est l’a théisme du psychanalyste.

Il devient possible alors de s’approcher de la rencontre ratée du peuple élu et du monde païen, en interrogeant l’incarnation, justement, autrement que comme forme humaine révélée de Dieu pour racheter la faute originelle, d’autant plus que le christianisme, qui se donne comme la preuve évidente de cette révélation, la fige dans l’indiscutable des dogmes.
Cette mise suppose de s’approcher de l’évangile comme de tout discours, en laïc, c’est-à-dire dans l’espace de l’être parlant instauré nouvellement par le langage à partir des références lacaniennes du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire et non dans celui de la substance pensante et de la substance étendue qui construit l’histoire et ses histoires, toujours les mêmes.

Alors, au « Jouis » du commandement qui fixe les images commentés par des mots, peut être répondu un « J’ouis » énigmatique du sujet de La Loi où la jouissance ne saurait être qu’entre les lignes : l’image est portée au niveau du tableau.

Deux questions : en quoi, le dialogue entre Jacques Lacan et de son frère Marc-François Lacan s’autorisait-il du réel de la jouissance sous-entendu dans l’évangile pour dire « oui » au savoir en jeu dans la praxis analytique? En quoi jouir du savoir est-il l’enjeu de l’enseignement de Jacques Lacan ?

Paris 17 février 2008

* Ponctuation après la conférence du 8 décembre 2007 à Saint Paul de Vence et après les scéances du séminaire d'octobre 2007 à février 2008


“Image de la vie, vie de l’image”

4, place Saint-Germain-des-Prés
Salle des Bibliothèques, 2ème étage

Alors que les « médias » s’appliquent à faire croire que les images sont notre destin, pourquoi celles-ci revendiquent-elles un autre destin pour l’être parlant ?

L’histoire dont nous proposons quelques linéaments commence il y a 2000 ans par un évènement sans précédent proposé comme un mystère : incarnation vivante du père, le fils en est l’image invisible.

Un savoir de la vie est supposé à l’image. La pensée patristique sensible à cette mise insaisissable engage les échanges.

C’en est trop pour le pouvoir temporel qui ne connaît que le poids politique de l’image. L’empereur romain Constantin I réunit le concile de Nicée en 325 pour arrêter l’élaboration qui commençait à avancer.

Mais la vie de l’image est ailleurs que dans la fixité des dogmes, elle trouve refuge à Byzance dans le secret de la visibilité des icônes.

Devant leur profusion grandissante, l’empereur byzantin Constantin V s’entoure de théologiens et déclanche la première crise de l’iconoclasme en 754. Elle sera réduite après sa mort par le Concile de Nicée II en 787. Trente ans plus tard, le pouvoir politique récidive par la main de Léon V. Les arguments sont plus subtils. Les Pères de l’église devront recourir à l’Organon d’Aristote pour répondre de leur iconophilie.

Les années passent, Rome revient au premier plan. La Renaissance italienne et les Lumières des Encyclopédistes optent pour l’Opsis. D’autres images se développent, l’église et le pouvoir politique les refusent.

La dérive corporelle contemporaine affichée par le spectacle des visibilités mondaines aurait-elle oublié que la vie de l’image est l’image de la vie, d’être invisible ?

La psychanalyse serait la réponse depuis un siècle pour autant que peut se créer dans le transfert une articulation vivante entre le sexe et la parole (Lacan le 21 mai 1974).
C’est l’enjeu de ce séminaire ouvert à toute personne intéressée.

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L’énigme de toute image

Samedi 8 décembre 14h-18h
ESPACE ANDRE VERDET
SAINT PAUL

Cette mise pourrait bien être apparue il y a 2000 ans, dans cette étrange convergence du judaïsme et de la pensée grecque qu’est le christianisme ;
Elle aura été nommée « mystère de l’incarnation ».

Sommes nous, que nous le sachions ou pas, dans les effets de cette donne actuellement oubliée? Si oui, qu’est-ce que ça implique ?

La psychanalyse, la création artistique, pourraient être des retours sur cette énigme censurée en mystère par la doctrine chrétienne.

L’enseignement de Lacan met dans cette direction. Il assure que le christianisme repose sur l’interdit de la jouissance, encore. Il fait toucher du doigt qu’il y a un « oui » à donner au réel de la jouissance, que le ressort du transfert est là et que ça ne va pas de soi. Lacan revient sur le corps comme image qui noue l’invisible, l’inouï et l’immatériel. Il en donne l’écrit.
Auparavant, il aura dû passer par l’aliénation du stade du miroir et la voix de l’Autre.

L’énigme de toute image suppose de ne pas être figé par les réalités mondaines et leur visuel.

Ce qui est étonnant, c’est que la victoire des Iconophiles au IXième siècle à Byzance, lors de la querelle des Images, est sans doute liée à l’affirmation d’une présence du corps du même ordre au coeur de l’icône qui ne vaut pas par ce qu’elle ne donne pas à voir mais par le regard qu’elle rend présent soudainement pour celui qui peut l’accepter.

Etrange proximité entre la dialectique du transfert qui prend en compte le réel de la jouissance du corps et le réel de l’icône...

Renseignements : Elisabeth Blanc - 06 60 69 66 85


Image, Amour, Jouissance

le samedi 5 juillet 2008 à Saint Paul de Vence

La jouissance de l’Autre est-elle ou non le signe de l’amour ?

Qu’est-ce, recueillir la vérité de cette proposition par laquelle Lacan ouvre le séminaire Encore le 21 novembre 1972 ? En quoi cette question lumineuse éclaire-t-elle l’énigme de toute image* ? Qu’en déduire sur la possibilité d’une rencontre entre l’homme et une femme ?

Renseignements : Elisabeth Blanc 06 60 69 66 85 et elisabeth.blanc@wanadoo.fr
* La conférence à Saint Paul le 8 décembre 2007, "l'énigme de toute image" est en vidéo